Les discussions au sein des conseils d'administration évoluent : survivre aux compromissions devient la priorité

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Jul 14, 2026

Barney Beal

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Barney Beal

Barney Beal est rédacteur pour le groupe de cybersécurité d'Akamai. Il apporte des décennies d'expérience pour rendre les technologies complexes plus faciles à comprendre et fournit aux acheteurs de technologies les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées.

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Points à retenir

  • En 2026, les stratégies de sécurité doivent évoluer : à mesure que les limites du réseau disparaissent, elles devront garantir leur capacité de survie en cas de compromission plutôt que de se concentrer sur la prévention absolue des intrusions au niveau du périmètre.

  • L'IA agentique a créé des vulnérabilités nouvelles et plus importantes, permettant aux attaquants qui contournent les pare-feux externes d'effectuer des mouvements latéraux sans rencontrer de barrières internes.

  • La microsegmentation optimisée par l'IA automatise la cartographie des dépendances et l'identification des comportements, afin d'isoler les menaces de ransomware à la vitesse des machines.

  • L'isolement des clusters d'entraînement d'IA hautement sensibles par rapport aux environnements d'inférence accessibles au public protège les principaux jeux de données de l'entreprise contre toute corruption.

  • L'intégration directe de contrôles Zero Trust sans agent dans les infrastructures matérielles de nouvelle génération simplifie l'ensemble du système de sécurité.

Si de nombreux responsables de la sécurité sont coutumiers des échanges difficiles avec leur conseil d'administration, ces discussions ont récemment pris une nouvelle tournure. La question n'est plus : « Que faites-vous pour empêcher les violations de données ? », mais plutôt : « Que ferez-vous si cela se produit ? »

L'essor fulgurant de l'IA agentique et la menace posée par les grands modèles de langage (LLM) de pointe ont fragilisé le périmètre réseau traditionnel d'une manière que les équipes de sécurité commencent seulement à comprendre. Les membres du conseil d'administration cherchent désormais à mieux cerner les risques que l'entreprise est prête à accepter, les stratégies d'atténuation et les mesures prévues pour limiter les dommages. Tous les RSSI n'y sont pas totalement préparés. 

Selon le rapport 2026 CISO–Board Engagement Report, réalisé conjointement par IANS Research, Artico Search et The CAP Group, plus de la moitié des membres des conseils d'administration estiment que leur RSSI ne les prépare pas suffisamment à comprendre comment les menaces en constante évolution, notamment celles alimentées par l'IA, peuvent modifier le profil de risque de leur entreprise. Les conseils d'administration qui ne sont pas sensibilisés à ces dynamiques par leurs RSSI prennent des décisions avec une vision incomplète de la situation.

Dans d'autres entreprises, les communications avec le conseil d'administration restent informelles et ne sont pas toujours alignées sur la stratégie globale. D'après IDC, dans les services financiers européens, la cybersécurité destinée aux clients (59 %) et la cybersécurité interne (57 %) constituent les principaux moteurs des investissements en gestion des risques. Pourtant, seuls 43 % des RSSI des grandes entreprises au Royaume-Uni déclarent échanger mensuellement avec leur conseil d'administration, tandis que 48 % le font uniquement de manière occasionnelle.

Dans un récent épisode du podcast ISMG, Mani Sundaram, Executive Vice President et General Manager du groupe Security Technology d'Akamai, explique les raisons de ce décalage à Tom Field, vice-président principal chargé de la rédaction chez ISMG. Cet article résume ses principaux enseignements et recommandations stratégiques.

Le talon d'Achille des défenses réseau traditionnelles

Pendant des années, les entreprises se sont appuyées sur des VLAN complexes et des règles de pare-feu statiques pour isoler leurs actifs. Ancien Chief Information Officer d'Akamai, Mani Sundaram connaît parfaitement les complexités opérationnelles de cette approche héritée. Les équipes de sécurité ouvraient régulièrement des exceptions dans les pare-feux pour intégrer de nouvelles applications, puis oubliaient de supprimer ces règles une fois les applications retirées du service.

Les projets traditionnels de microsegmentation promettaient une solution, mais ils se heurtaient fréquemment à la complexité de la coordination entre des équipes travaillant en silos. Aujourd'hui, un ransomware alimenté par l'IA peut se propager à travers les réseaux à la vitesse des machines. 

La première campagne de ransomware entièrement autonome et basée sur l'IA a déjà été documentée. Dans un contexte où des agents d'IA peuvent s'introduire dans un réseau, effectuer des mouvements latéraux et lancer une attaque sans intervention humaine, les équipes de sécurité ne peuvent plus compter sur la configuration manuelle d'outils fondés sur des règles avant qu'une crise ne survienne.

Combattre les menaces à la vitesse des machines grâce à l'automatisation par l'IA

Pour contrer les menaces automatisées, les équipes de défense doivent répondre à la vitesse des machines par leur propre intelligence pilotée par des machines. Une véritable résilience exige des capacités de segmentation optimisées par l'IA, qui comprennent en temps réel comment les applications communiquent entre elles. Au lieu de dépendre d'entrées humaines statiques, l'IA identifie automatiquement les comportements applicatifs, cartographie les dépendances et génère les règles de sécurité adaptées.

Cette approche automatisée crée plusieurs couches concentriques de défense interne. Lorsqu'une compromission inévitable se produit, la microsegmentation limite immédiatement le rayon d'impact. Cette barrière interne permet de maintenir la continuité des activités légitimes tout en bloquant les mouvements latéraux malveillants.

Grâce à la microsegmentation, les DSI et les RSSI peuvent désormais répondre avec davantage de confiance à la question : « Que ferez-vous lorsqu'une compromission se produira ? » 

Sécuriser les vulnérabilités des « usines d'IA »

En parallèle, la surface d'attaque des entreprises s'élargit rapidement sous l'effet de l'IA fantôme et des navigateurs commerciaux. Les employés saisissent régulièrement dans des chatbots externes des données financières sensibles, des informations personnelles identifiables et du code source propriétaire afin de gagner en productivité. Or, les équipes de sécurité ne peuvent pas protéger ce qu'elles ne voient pas.

Avec des solutions avancées de sécurité des navigateurs comme Akamai Workforce Protector (anciennement LayerX), les responsables de la sécurité bénéficient d'une visibilité essentielle directement là où les utilisateurs interagissent avec ces outils. Fonctionnant sous la forme d'une extension de navigateur légère, la solution identifie les schémas d'usage et empêche l'exfiltration de données. Ce modèle de déploiement évite les problèmes de compatibilité souvent associés aux proxys de déchiffrement traditionnels.

Par ailleurs, les entreprises doivent appliquer ces mêmes principes de segmentation à leurs infrastructures d'IA critiques. Cela implique une séparation stricte entre les environnements d'entraînement riches en données et les environnements d'inférence destinés aux utilisateurs. Cet isolement garantit que la compromission d'une API au niveau de l'inférence ne puisse jamais mettre en péril les poids des modèles ni les jeux de données bruts sous-jacents.

Intégrer la sécurité directement dans la couche de calcul

La détection des vulnérabilités logicielles ne représente plus un obstacle opérationnel pour les équipes de sécurité des entreprises. Les modèles d'IA générative sont désormais capables de repérer les faiblesses logicielles bien plus rapidement que les équipes humaines ne peuvent les corriger. Les entreprises d'aujourd'hui doivent donc réduire leur dépendance aux cycles incessants de correctifs et renforcer leur recours aux mécanismes automatisés de protection à l'exécution.

Afin de simplifier cette architecture de défense, Akamai a récemment annoncé une collaboration technologique majeure avec NVIDIA. Ce partenariat intègre la microsegmentation Zero Trust directement au sein des usines d'IA de nouvelle génération.

Grâce aux DPU NVIDIA BlueField et au cadre logiciel DOCA, les entreprises peuvent définir des règles de segmentation sans installer d'agents. Cette approche garantit que les contrôles de sécurité critiques ne consomment pas les précieuses ressources de calcul nécessaires aux charges de travail intensives d'entraînement de l'IA. L'architecture de sécurité de demain devra être unifiée, automatisée et profondément intégrée pour assurer sa résilience.

Répondre aux nouvelles directives des conseils d'administration

Alors que les conseils d'administration des entreprises renoncent à l'idée illusoire d'une défense périmétrique infaillible, les RSSI doivent se tourner vers de nouvelles solutions. Les entreprises doivent être prêtes à déployer une microsegmentation automatisée, des contrôles Zero Trust sans agent et une nouvelle approche de sécurisation des usines d'IA afin de contenir le rayon d'impact d'une attaque avant qu'elle ne paralyse leurs opérations.

En savoir plus

Écoutez le podcast en entier pour découvrir comment les responsables de la sécurité réinventent leurs stratégies afin de bâtir une véritable résilience opérationnelle.

(Remarque : ce podcast a été enregistré avant la finalisation de l'acquisition de LayerX par Akamai.)

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Jul 14, 2026

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Barney Beal est rédacteur pour le groupe de cybersécurité d'Akamai. Il apporte des décennies d'expérience pour rendre les technologies complexes plus faciles à comprendre et fournit aux acheteurs de technologies les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées.

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